Aux Etats-Unis
Carnet
par une lumière glorieuse et un temps clément. Ça aide à apprécier ! Serait-ce la plus belle ville des Etats Unis que nous ayons vue ? Chacun des
célèbres ponts de la Baie offre un spectacle dont on ne se lasse pas. Bay Bridge, qui relie Alameda à la ville, devient notre itinéraire quotidien,
avec ses nombreuses piles et son appui sur l’île du Trésor.
{Précisons qu’en Europe, à cette époque, la Baie, ses multiples ponts et ses belles perspectives ne sont pas encore devenus les clichés éculés des
innombrables feuilletons américains.}
Jeudi 27 novembre, San Francisco, Gérard
A San Francisco, une semaine dans la chaleur quasi familiale chez André, et cuisine savoureuse. {André, fils de Léonie, est donc une sorte
d’oncle d’Amérique sans les $ ; d’origine portugaise, sa femme Béatrice cuisine à l’européenne. L’immigration du début du siècle, avec ses
vicissitudes, ses « réussites » et ses « échecs » est tout entière dans cette famille. Marthe, la sœur de Léonie, a vécu la « ruée vers l‘or » et
travaillé au Klondike …} L’ami Bill Brauer nous sera peu utile dans notre recherche de bateau… Mais notre quête ne nous empêche pas de
parcourir à l’envi les rues de SF, d’apprécier le charme de la ville et la commodité de ses transports dont les noms font rêver : « Cable-car », «
street-car » (le fameux tramway…). On déambule dans California,, dans Pine, dans Chinatown. Street-car dans Fulton, vers le Pacifique.
Ballade à vélo avec Bill dans Golden Gate park.
Samedi, on casse la tirelire pour « le meilleur canard laqué de SF » (dixit Bill) au « Far East ». Ici, un canard laqué, ça se commande 48 h à
l’avance. Grands princes, nous invitons les cousines Anette et Bonnie.
Puis André prend des congés et nous ballade autour de la ville. Oakland, Alameda, La Baie. On échange dans un sabir anglo-français, plus
ou moins bien transcrit par l’un ou par l’autre. Le soir, on travaille d’arrache pieds à rétablir l’arbre généalogique de la famille… et on trouve
presque tout !
On a droit à toutes les curiosités : Coït tower qui porte bien son nom, Lombard street the crookedest street in the world. Le clou étant le
match de « foot » inter High schools, animé par les girls dansantes. (Nues ? Demande la tante…), fanfare… {Cet aspect festif du sport Co n’est
pas encore parvenu en France, et « Sauvé par le gong » n’a pas encore popularisé les « pom-pom girls ».}
Et ce qui devait arriver arrive : c’est un vrai déchirement que de quitter SF. André et sa femme nous accompagnent en ville, où le bus de
Flagstaff nous emporte à 8 h du matin. {Nous ne reverrons jamais ni Léonie, ni André, ni Béatrice, ni les cousines…}