Ce qui nous parut le plus marquant dans cette partie du Nouveau Monde. Le gigantisme, bien sûr. Des voitures, des espaces, des bâtiments. La gentillesse, la simplicité, la rusticité des hommes (et des femmes). Et puis aussi l'accueil parfois réservé. Le malentendu qui dans ces années éloignait le Québec de la France. Une certaine défiance vis à vis des français, alors qu'il nous semblait tant aimer nos cousins d'Amérique. Mais d'un amour sans doute teinté d'une inconsciente condescendance, d'un sentiment subliminal de supériorité. "Ils ont un bel accent" pensions nous. Mais eux trouvaient que c'était nous qui en avions un. Et puis l'affaire du "Québec libre" : de quoi se mêlaient donc ces "maudits français" ? L'emprise de la civilisation américaine, enfin. Là où nous pensions trouver un morceau d'Europe jalousement préservé sur le Nouveau Monde, nous n'en trouvions que d'infimes traces, parfois méconnaissables, teintant une culture essentiellement Nord Américaine. Et pourtant, presque partout était perceptible la méfiance, le rejet parfois du Grand Voisin. C'était l'époque, bien sûr, de Gilles Vigneault, de Robert Charlebois, de Félix Leclercq, qui chantaient leur attachement aux racines françaises et leur crainte des multinationales "US"... La suite dans le "Carnet de route"
Le parcours en détails Le carnet de route L'album N & BLe Québec et l'Ontario
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